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| Les
grands évènements |
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Naissance
- Mariage - Noces
- Cohabitation légale
- Divorce - Décès
- Centenaires |
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| La cohabitation légale
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La cohabitation légale
est un dispositif juridique qui prévoit que 2 personnes
peuvent se faire reconnaître comme cohabitants légaux, pour
autant qu'elles soient majeures et ne soient pas liées
par le mariage ou par une autre cohabitation légale.
La loi ne prévoit pas de condition de différence
de sexe (genre) ou d'absence de lien de parenté. La
cohabitation légale est donc accessible, par exemple,
à un couple homosexuel, un couple hétérosexuel
non marié, à une fratrie (frère et sœur,
deux frères ou sœurs), à un couple ascendant-descendant
(parent ou grand-parent avec enfant ou petit-enfant majeur).
La cohabitation légale naît d'une déclaration
de cohabitation légale remise par écrit
et contre récépissé à l'officier
de l'état civil du domicile commun. Cet écrit
contient notamment les informations suivantes: - la date de la déclaration;
- les noms, prénoms, lieux et dates de naissance,
signatures des deux parties;
- l'adresse du domicile commun;
- la mention de la volonté des parties de cohabiter
légalement;
- le cas échéant, la mention de la convention
conclue entre les parties.
Après que l'officier de
l'état civil a vérifié que les conditions
sont remplies, il acte la déclaration dans le registre
de la population.
Coût : 20 € |
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Droits et devoirs légaux |
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Les cohabitants légaux
contribuent aux charges de la vie commune en proportion de
leurs facultés.
Toute dette contractée par l'un des cohabitants légaux
pour les besoins de la vie commune et des enfants qu'ils éduquent
oblige solidairement l'autre cohabitant. Toutefois, celui-ci
n'est pas tenu des dettes excessives eu égard aux ressources
des cohabitants.
Chacun des cohabitants légaux conserve les biens
dont il peut prouver qu'ils lui appartiennent, les revenus
que
procurent ces biens et les revenus du travail. Les biens
dont aucun des cohabitants légaux ne peut prouver
qu'ils lui appartiennent et les revenus que ceux-ci procurent
sont
réputés être en indivision (c'est-à-dire
que les personnes disposent à leur égard de
droits de même nature).
La déclaration de cohabitation légale assure :
- la protection du logement
familial: l'immeuble servant au logement commun ainsi que
ses meubles ne peuvent être vendus, donnés ou
affectés en garantie (prêt hypothécaire)
par un des cohabitants sans l'accord préalable de l'autre
cohabitant. En cas de refus, le juge pourra l'y forcer si
le refus est injustifié;
- la contribution aux charges de la vie commune:
les cohabitants ont l'obligation de participer aux besoins
du ménage,
d'y affecter donc une partie de leurs revenus en fonction
de leurs possibilités et du train de vie commun.
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La convention de cohabitation
légale |
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Les cohabitants peuvent régler
les modalités de leur cohabitation légale par
convention. La convention doit être passée en la
forme authentique devant notaire (sans témoin) et fait
l'objet d'une mention au registre de la population. Ce contrat
de vie commune ne peut contenir aucune clause contraire à
l'ordre public et aux bonnes moeurs, aux règles relatives
à l'autorité parentale, à la tutelle, aux
règles déterminant l'ordre de succession.
Il peut être mis fin à la cohabitation légale:
- soit de commun accord par les cohabitants;
- soit par le mariage ou le décès de l'un
des cohabitants;
- soit unilatéralement par l'un des cohabitants
au moyen d'une déclaration écrite remise
contre récipissé à l'officier de
l'état civil du domicile des deux parties ou indifféremment
du domicile de l'une des deux parties (en cas de cessation
par consentement mutuel) ou du domicile de la partie qui
demande unilatéralement la déclaration
de cessation.
La déclaration de cessation de cohabitation légale
doit comprendre:
- la date de la déclaration;
- les noms, prénoms, lieux et dates de naissance des
deux parties et leur signature ou la signature de celui
qui fait la déclaration unilatérale;
- la détermination du domicile des deux parties;
- la mention de la volonté de mettre fin à
la cohabitation.
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En cas de problème |
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Si l'entente entre les cohabitants
légaux est sérieusement perturbée, le
juge de paix peut ordonner, à la demande des parties,
les mesures urgentes et provisoires relatives à l'occupation
de la résidence commune, à la personne et aux
biens des cohabitants et des enfants, et aux obligations légales
et contractuelles des deux cohabitants. Il fixe la durée
de validité des mesures qu'il ordonne.
En cas de déclaration unilatérale de cessation de cohabitation légale, la notification doit être adressée à l'autre partie par un huissier de justice (Coût : 175 €). |
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Références :
- Loi du 23 novembre 1998 (Moniteur belge du 12 janvier 1999)
- Code Civil: articles 1475 à 1479
Voir aussi : Service de la population
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